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  juin 2008  
 
 
 

 

Accueil > Fiches Pratiques > Créer une Association > Les activités > Quelle aide pour les associations en difficulté ?

Créer une Association

"Les activités" Quelle aide pour les associations en difficulté ?

 

Quelle aide pour les associations en difficulté ?

Une association peut connaître des difficultés financières ou des difficultés graves de fonctionnement. Afin d’assurer la continuité de son activité, l’association peut demander l’aide d’un administrateur provisoire, le règlement amiable de ses difficultés ou la mise en place d’une procédure d’apurement collectif du passif (redressement ou liquidation judiciaire).


  Difficultés d’administration

Il peut arriver que des difficultés graves (dissensions parmi les dirigeants, décisions irrégulières, inobservation des statuts etc.) interviennent dans la vie de l’association au point d’empêcher son fonctionnement normal ou de mettre en péril son existence. Un membre de l’association peut saisir le tribunal qui peut nommer un administrateur provisoire, aux frais de l’association.

  Règlement amiable

La procédure de règlement amiable est ouverte à toute association qui, sans être en cessation de paiements, éprouve une difficulté juridique, économique ou financière ou des besoins ne pouvant être couverts par un financement adapté à ses possibilités (articles L. 611-5 et L. 611-3 du Code de commerce).

L’association doit saisir le président du tribunal de grande instance dans le ressort duquel elle a son siège par une requête, qui expose la situation financière, économique et sociale, les besoins de financement ainsi que les moyens d’y faire face.

Le président peut charger un expert de son choix d’établir un rapport sur la situation économique, sociale et financière de l’association et obtenir des établissements bancaires ou financiers tout renseignement de nature à donner une exacte information sur la situation économique et financière de l’association.

S’il estime que le redressement de l’association est possible, il ouvre le règlement amiable et désigne un conciliateur dont la mission est de rechercher la conclusion d’un accord avec les créanciers.

Si l’accord est conclu avec tous les créanciers, il est homologué par le président du tribunal et déposé au greffe.

  Cessation de paiements

La procédure de redressement ou de liquidation judiciaire est applicable à toutes les associations déclarées et publiées. L’association doit être en cessation des paiements, c’est-à-dire dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible et exigé avec son actif disponible. La déclaration de cessation des paiements ou d’inexécution des engagements financiers d’un règlement amiable est déposée par le débiteur au greffe du tribunal compétent.

Le président de l’association a l’obligation de faire une déclaration dans les 15 jours suivant la cessation de paiement, auprès du Tribunal de grande instance dans le ressort duquel l’association a son siège (article L. 621-1 du Code de commerce). À défaut, il engage sa responsabilité personnelle et peut être condamné à prendre en charge le passif.

Dans le cas d’insuffisance d’actif, le tribunal peut, en cas de faute de gestion ayant contribué à cette insuffisance d’actif, décider que les dettes de l’association seront supportées, en tout ou partie, avec ou sans solidarité, par tous les dirigeants de droit ou de fait, rémunérés ou non, ou par certains d’entre eux (article L. 624-3 du Code de commerce).

  Redressement judiciaire

La procédure prévoit une durée de période d’observation limitée à quatre mois, et renouvelable une fois. L’activité de l’association se poursuit. Le représentant de l’association est soit dessaisi, soit assisté par un administrateur nommé par le tribunal.

Pendant cette période, l’association établit un projet de plan de redressement qui est communiqué au représentant des créanciers et au juge-commissaire.

Le tribunal arrête le plan de redressement ou prononce la liquidation de l’association. Il n’autorise la continuation de l’association que s’il existe des possibilités sérieuses de redressement et de règlement du passif.

  Liquidation judiciaire

La liquidation judiciaire entraîne la cessation de l’activité de l’association. Elle est dessaisie de l’administration et de la disposition de tous ses biens. Le liquidateur procède à la cession de l’actif de l’association et à l’apurement de son passif.

Le tribunal prononce la clôture de la liquidation judiciaire soit pour extinction du passif, soit pour insuffisance d’actif. Dans ce dernier cas, les créanciers perdent, sauf cas particuliers, la possibilité d’exercer individuellement une action contre l’association.


   En savoir plus

• Associations mode d’emploi n° 54, décembre 2003

• Juris associations n° 290, décembre 2003



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