La vie d’une association peut prendre fin de diverses
manières.
La
dissolution volontaire
C’est, de loin, la procédure la plus courante. Une
association peut être librement dissoute par la volonté de
ses adhérents, pour un quelconque motif leur appartenant.
La dissolution volontaire est généralement prononcée en
assemblée générale extraordinaire.
Il est souhaitable de prévoir, dans les statuts, les
conditions de quorum et de majorité requises pour
prononcer la dissolution. À défaut il faut obtenir le
consentement unanime des adhérents. Il est également
possible de dissoudre par anticipation une association
prévue pour une durée déterminée.
La
dissolution statutaire
Lorsque le but statutaire de l’association a été atteint,
ou lorsque l’association a été fondée pour une durée
limitée, elle doit être dissoute conformément aux
dispositions indiquées dans les statuts.
La
dissolution judiciaire
Elle peut être prononcée par voie de justice, à la requête
de tout intéressé ou du ministère public, dans le cas de
faute relevant du droit pénal.
La loi tendant à renforcer la prévention et la répression
des mouvements sectaires portant atteinte aux droits de
l’homme et aux libertés fondamentales permet également
cette procédure.
La
dissolution administrative
L’administration est habilitée à dissoudre des
associations par décret en conseil des ministres, lorsque
les activités poursuivies par l’association sont
contraires aux lois de la République.
En savoir plus
• Juris associations n° 287, novembre 2003
• Associations mode d’emploi n° 40, mai 2003