Anpec - Montant du RMI 2009 - Fiches RMI
 
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Dernière Mise à Jour

 
  février 2009  
 

 

 
 

 

Accueil > Fiches Pratiques > Rmi

REVENU MINIMUM D'INSERTION: RMI

Sommaire

 

 

 

 

Allocation de revenu minimum d'insertion
 
Bénéficiaires du RMI
 

Principe :
Peut bénéficier du RMI toute personne :
- résidant en France,
- âgée d'au moins 25 ans,
- âgée de moins de 25 ans à condition d'attendre un enfant ou d'assumer la charge d'un ou de plusieurs enfants,
- dont les ressources sont inférieures au montant du RMI,
- concluant un contrat d'insertion.

A noter : ces conditions sont également valables pour les ressortissants des États membres de l'Union européenne et de l'espace économique européen, sous réserve de disposer d'un droit au séjour.

Cas des ressortissants étrangers hors espace économique européen:
Ils doivent être en possession :
- soit d'une carte de séjour temporaire à validité professionnelle justifiant d'au moins 5 ans de résidence régulière en France,
- soit d'une carte de séjour temporaire avec mention "vie privée et familiale" justifiant d'au moins 5 ans de résidence régulière en France,
- soit d'une carte de résident,
> pour les ressortissants algériens :
- soit d'un certificat de résidence de ressortissant algérien de 10 ans,
- soit d'un certificat d'une durée d'un an à validité professionnelle justifiant d'au moins 5 ans de résidence régulière en France.
> pour les réfugiés :
- soit un certificat de réfugié,
- soit un récépissé de demande de titre de séjour valant autorisation de séjour portant la mention "reconnu réfugié" d'une durée de 6 mois,
- soit un récépissé portant la mention "reconnu réfugié" d'une durée supérieure à 3 mois.
 

Montant du RMI
 

Montant maximum de l'allocation depuis le 1er janvier 2009 : 

Nombre d'enfants 

Personne seule 

En couple 

454,63 EUR  

681,95 EUR  

681,95 EUR  

818,34 EUR  

818,34 EUR  

954,72 EUR  

Par enfant supplémentaire 

+ 181,85 EUR  

+ 181,85 EUR  

 

Détermination et versement du RMI
 

Ressources prises en compte pour le calcul du RMI : 

  • les indemnités journalières en espèces de sécurité sociale pour maladie, accident de travail, 

  • les allocations de chômage, 

  • les retraites, pensions et rentes, 

  • les prestations familiales, 

  • l'allocation aux adultes handicapés, 

  • les revenus issus de biens mobiliers et immobiliers et de capitaux, 

  • et, pour une valeur forfaitaire, les revenus d'activité ou de stages. 

Ressources non prises en compte : 

Les ressources non prises en compte sont, notamment : 

  • l'allocation pour jeune enfant due pendant la période de grossesse et jusqu'au mois de naissance de l'enfant inclus, 

  • les allocations de rentrée scolaire et d'éducation spéciale, 

  • l'aide à la reprise d'activité des femmes, 

  • les remboursements des soins, 

  • les bourses d'études scolaires. 

  • les indemnités en nature pour maladie, accident du travail, 

  • le capital décès versé pour un proche par la sécurité sociale, 

  • la majoration pour âge des allocations familiales, 

  • la prime de retour à l'emploi, 

  • la prime exceptionnelle de retour à l'emploi, 

  • la prime forfaitaire mensuelle. 

Éléments de calcul : 

Attention ! Les ressources prises en compte pour déterminer le montant du RMI sont les propres ressources de l'intéressé, celles de son conjoint, de son concubin et des personnes à sa charge.  

Sont considérées comme personnes à charge : 

  • les enfants ouvrant droit aux prestations familiales, 

  • les autres personnes de moins de 25 ans à la charge effective et continue du bénéficiaire du RMI (conjoint, concubin, parent jusqu'au 4e degré inclus). 

L'intéressé touche la différence entre le montant du RMI et ses ressources mensuelles. Les aides et secours financiers ponctuels ne sont pas pris en compte. Seule une partie de l'allocation logement à caractère familial, de l'allocation logement à caractère social et de l'aide personnalisée au logement est prise en compte. Si l'intéressé est logé gratuitement, le montant du RMI sera réduit d'un montant forfaitaire de : 

  • 54,56 EUR pour une personne seule,  

  • 109,11 EUR pour 2 personnes,  

  • 135,03 EUR pour 3 personnes ou plus.  

Évaluation des éléments de train de vie 

Lorsque l'organisme local de sécurité sociale constate, à l'occasion de l'instruction d'une demande ou lors d'un contrôle, une disproportion marquée entre le train de vie du demandeur ou du bénéficiaire du RMI et les ressources qu'il déclare, une évaluation forfaitaire des éléments de train de vie est effectuée. 

Cette évaluation forfaitaire est prise en compte pour la détermination du droit au bénéfice du RMI. 

Les éléments de train de vie à prendre en compte comprennent notamment le patrimoine mobilier et immobilier dont le demandeur ou le bénéficiaire du RMI a disposé au cours de la période de référence correspondant à la déclaration de ses ressources, que ce soit en France ou à l'étranger. 

Lorsqu'une procédure d'évaluation est engagée, le demandeur ou le bénéficiaire reçoit une lettre recommandée avec accusé de réception précisant l'ensemble des informations relatives à cette procédure. Il doit y répondre dans les 30 jours sous peine de suspension du délai d'instruction de la demande ou du versement du RMI. 

Lorsque l'évaluation constate une disproportion entre les ressources déclarées et les éléments de train de vie, ceux-ci sont pris en compte pour déterminer le droit au bénéfice du RMI. Cette disproportion est constatée si le montant du train de vie dépasse une somme composée : 

  • de la moitié du montant annuel du RMI, 

  • des ressources non prises en compte pour le calcul du RMI dont bénéficie le demandeur ou le bénéficiaire du RMI durant la période référence, 

  • du montant de l'aide personnalisée au logement dont bénéficie le demandeur ou le bénéficiaire du RMI durant la période de référence, 

  • de la prime forfaitaire mensuelle prévue lorsque le bénéficiaire du RMI reprend une activité professionnelle. 

Modalités de versement de l'allocation 

Le calcul des ressources est révisé périodiquement pour établir le montant de l'allocation. L'allocation est due à compter du premier jour du mois civil au cours duquel l'intéressé a déposé sa demande. Elle est d'abord attribuée pour 3 mois, puis est versée au bénéficiaire pour une période de 3 mois à un an au vu du contrat d'insertion signé. Le versement est assuré par la caisse d'allocations familiales du bénéficiaire. Le versement de l'allocation cesse le premier jour du mois qui suit celui où les ressources dépassent le RMI. En cas de décès de l'allocataire, l'allocation cesse au premier jour du mois civil qui suit le décès. L'allocation peut être suspendue si son bénéficiaire ne respecte pas les engagements signés dans son contrat d'insertion. La décision est prise après avis de la commission d'insertion et doit être motivée. 

A noter : L'allocataire bénéficie de la sécurité sociale et de l'allocation de logement à caractère social.

 

Comment faire la demande ?
 

S'adresser : 

  • au centre communal (CCAS) ou intercommunal d'action sociale de sa mairie, 

  • ou au service départemental d'action sociale. 

Le demandeur doit se procurer et remplir le formulaire de demande de revenu minimum d'insertion (RMI), Cerfa n°12325*02 . Il doit, selon sa situation, fournir des pièces complémentaires, originaux et/ou photocopies lisibles, notamment : 

  • s'il est domicilié auprès d'un organisme agréé, l'attestation de l'organisme, 

  • s'il est travailleur saisonnier, la déclaration de revenus de l'année civile précédant la demande, 

  • s'il touche une pension de vieillesse, d'invalidité ou une rente d'accident du travail, la dernière attestation de paiement... 

Formulaires
   Demande de revenu minimum d'insertion (RMI)
  Cerfa n°12325*02
  Caisse nationale des allocations familiales (CNAF)
   Demande de revenu minimum d'insertion (RMI) - Travailleur indépendant
  Cerfa n°60-3819
   Demande de revenu minimum d'insertion (RMI) - Exploitant agricole
  Cerfa n°60-3820
   Revenu minimum d'insertion - demande d'allocation de logement à caractère social
  Cerfa n°60-3821
   Revenu minimum d'insertion - demande d'avance sur droits supposés
  Cerfa n°60-3842

 

Où s'adresser pour toute information ?

 

  • à l'assistance sociale du secteur dont dépend le domicile de l'intéressé, 

  • à une association ou à un organisme agréé par le préfet (foyer d'hébergement, foyer de travailleurs migrants, association caritative). 

 

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Cumul avec des revenus d'activité
 
Cumul avec des revenus d'activité
 

Cumul total 

Il est possible de cumuler l'allocation de RMI avec les revenus tirés d'une activité professionnelle (salariée ou non salariée) ou d'une formation rémunérée pendant une durée de 12 mois. Ce cumul est intégral au cours des 3 premiers mois qui suivent la reprise d'activité ou le début de la formation. 

Cumul partiel 

Du 4ème au 12ème mois qui suivent la reprise d'activité ou le début de la formation, le montant de l'allocation varie en fonction de la durée de l'activité ou de la formation : 

  • lorsqu'elle est de 78 heures minimum par mois, le montant du RMI perçu par l'allocataire est diminué de la totalité du salaire, 

  • lorsqu'elle est inférieure à 78 heures par mois, le montant du RMI perçu par l'allocataire est diminué de la moitié du salaire. 

A noter : les bénéficiaires du RMI qui reprennent une activité professionnelle ou une formation peuvent également percevoir une prime de retour à l'emploi ou une prime forfaitaire de retour à l'emploi.  

Cas particuliers 

Si la durée de l'activité professionnelle ou de la formation est inférieure à 750 heures au terme des 12 mois, et si le parcours d'insertion le nécessite, le président du conseil général peut décider de prolonger le versement de la moitié du RMI jusqu'à ce que l'allocataire atteigne le plafond des 750 heures. 

Dès lors que ce plafond est atteint, le RMI cesse d'être versé à partir du premier du mois suivant. 

Cessation et reprise d'activité 

En cas de cessation puis de reprise d'activité, l'allocataire peut de nouveau bénéficier d'un autre cycle complet (cumul total pendant 3 mois puis cumul partiel pendant les 9 mois suivants). 

 

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Contrat d'insertion
 
Contrat d'insertion
 

Contrat d'insertion 

Toute personne ayant fait une demande d'allocation de RMI doit conclure un contrat d'insertion. Le contrat d'insertion est un engagement réciproque passé entre l'intéressé et le président du conseil général, qui doit lui donner les moyens de participer à une action d'insertion. 

Le projet d'insertion peut comprendre : 

  • des actions pouvant améliorer sa vie quotidienne (mieux gérer son budget, se soigner, se loger), 

  • des stages de formation (contrat d'orientation, actions d'insertion et de formation du FNE), 

  • une activité professionnelle adaptée (contrat de retour à l'emploi, activité d'intérêt général dans une association ou une administration). 

Durée du contrat d'insertion 

Le contrat est établi dans les trois mois qui suivent la mise en paiement de l'allocation de RMI, pour une période de trois mois à un an. 

Si l'intéressé a besoin de plus d'un an pour réaliser son projet d'insertion, il doit le préciser dans son contrat. Toutefois, il établira le calendrier de ses démarches et activités d'insertion pour une période de 12 mois maximum. 

Exécution du contrat 

Un référent (une personne ou un organisme désigné par le conseil général)  mentionné dans son contrat suit la mise en oeuvre de son projet d'insertion et l'aide à faire ses démarches. 

Le contrat peut être révisé à la demande de : 

  • l'allocataire, 

  • du président du conseil général, 

  • ou du référent.  

Pour toute information, s'adresser à l'organisme auprès duquel la demande de RMI et le contrat d'insertion ont été déposés. 

 

 

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Contrat insertion-revenu minimum d'activité
Mise en place du revenu de solidarité active (RSA)

La loi n° 2008-1249 du 1er décembre 2008 généralise le revenu de solidaritré active (RSA), cette nouvelle prestation a vocation à remplacer le revenu minimum d'insertion (RMI), l'allocation de parent isolé (API) et différents dispositifs d'incitation à la reprise d'activité à compter du 1er juin 2009.

Cette loi modifie également certains contrats aidés en créant un type unique de contrat d'insertion en lieu et place des du contrat insertion-revenu minimum d'activité (CI-RMA) et du contrat d'avenir.

L'ensemble des fiches concernées seront mises à jour dans les prochaines semaines.
Définition
 

Principe

Le contrat insertion-revenu minimum d'activité (CI-RMA) est destiné à faciliter l'insertion sociale et professionnelle des personnes bénéficiaires du revenu minimum d'insertion (RMI), de l'allocation de parent isolé (API), de l'allocation de solidarité spécifique (ASS) ou de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) qui rencontrent des difficultés particulières d'accès à l'emploi. 

Pour les bénéficiaires du RMI, ce contrat peut tenir lieu de contrat d'insertion. 

 
Bénéficiaires du CI-RMA
 

Principe 

Ce contrat est réservé aux bénéficiaires du revenu minimum d'insertion (RMI), de l'allocation de solidarité spécifique (ASS), de l'allocation de parent isolé (API) ou de l'allocation pour adulte handicapé (AAH). 

Un cumul au minimum de 6 mois de droits à une ou plusieurs de ces allocations est nécessaire au cours des 12 derniers mois pour bénéficier du contrat insertion-revenu minimum d'activité (CI-RMA).  

Lorsqu'elles ne remplissent pas la condition de cumul de 6 mois, les personnes qui bénéficient d'un aménagement de peine et celles précédemment détenues, prévenues ou condamnées, peuvent néanmoins bénéficier d'un CI-RMA. 

Lorsque la personne a droit simultanément à plusieurs allocations, le contrat est signé avec elle en tant que : 

  • bénéficiaire de l'ASS si elle est également bénéficiaire de l'AAH, de l'API ou du RMI, 

  • bénéficiaire de l'AAH si elle est également bénéficiaire de l'API ou du RMI, 

  • bénéficiaire de l'API si elle est également bénéficiaire du RMI. 

Employeurs concernés 

Sont concernés les employeurs du secteur marchand. Il s'agit notamment : 

  • des employeurs tenus d'affilier leurs salariés à l'assurance chômage, 

  • des établissements publics industriels et commerciaux de l'Etat et des collectivités locales, 

  • des sociétés d'économie mixte dans lesquelles les collectivités territoriales ont une participation majoritaire, 

  • des chambres de métiers, 

  • des services à caractère industriel et commercial gérés par les chambres de commerce et d'industrie, 

  • des chambres d'agriculture et des établissements et services d'utilité agricole de ces chambres, 

  • des employeurs de pêche maritime. 

En revanche, sont exclus les particuliers employeurs.

 

 
Convention liée au CI-RMA
 

Convention entre l'employeur et les pouvoirs publics 

Avant d'embaucher un salarié en CI-RMA, l'employeur doit conclure avec le président du conseil général (pour les allocataires du RMI) ou Pôle emploi - ANPE (pour les titulaires de l'API, de l'ASS ou de l'AAH) une convention déterminant les conditions de mise en oeuvre du projet d'insertion professionnelle du salarié dans le cadre de son parcours d'insertion. 

La convention est conclue pour une durée initiale minimale de 6 mois (ou de 3 mois pour les personnes bénéficiant d'un aménagement de peine) renouvelable pour au moins 3 mois. 

La convention, renouvellement inclus, ne peut excéder 18 mois. 

En cas de rupture du CI-RMA avant le terme initialement fixé, la convention est résiliée de plein droit. 

Une copie de la convention est remise au bénéficiaire du CI-RMA. 

Conditions de conclusion de la convention 

L'employeur ne peut conclure une telle convention que : 

  • s'il n'a pas procédé à un licenciement pour motif économique dans les 6 mois précédant la date d'effet du CI-RMA, 

  • et si l'embauche ne résulte pas du licenciement d'un salarié sous contrat à durée indéterminée, 

  • et s'il est à jour du versement de ses cotisations et contributions sociales. 

 
Nature du CI-RMA
 
Principe

Le contrat insertion-revenu minimum d'activité est un contrat de travail écrit à durée déterminée ou indéterminée, à temps partiel ou temps plein.

La durée de travail hebdomadaire minimale est de 20 heures.

Lorsque le contrat est conclu pour une durée déterminée :

- sa durée initiale est de 6 mois, et peut être renouvelé deux fois, sous réserve du renouvellement de la convention entre l'employeur et les pouvoirs publics,

- la durée de chaque renouvellement est au minimum de 3 mois,

- il est conclu pour une période de 18 mois maximum, renouvellements inclus,

- la période d'essai est d'un mois, sauf si une clause du contrat prévoit une durée inférieure.



Contrat temporaire


Le CI-RMA peut également revêtir la forme d'un contrat de travail temporaire.

Lorsqu'il revêt la forme d'un contrat de travail temporaire à temps partiel, la durée de travail hebdomadaire peut varier sur tout ou partie de la durée du contrat sous réserve que la durée hebdomadaire de travail :

- n'excède pas d'un tiers la durée mentionnée au contrat et reste inférieure à 35 heures par semaine,

- ne soit pas inférieure de plus d'un tiers à celle mentionnée au contrat,

- n'excède pas, en moyenne, la durée mentionnée au contrat sur la durée du contrat.

Exemple : Une personne est embauchée pendant 12 mois, pour une durée hebdomadaire moyenne de 24 heures. Selon les semaines, cette personne pourra travailler 16 heures minimum (soit un tiers de moins que la durée moyenne de 24 heures) ou 32 heures maximum (un tiers de plus), mais le nombre total d'heures travaillées devra, à la fin du contrat, respecter la durée moyenne de 24 heures fixée à l'origine.

Dès lors, le programme indicatif de la répartition de la durée du travail doit être communiqué par écrit au salarié une semaine au moins avant le début de la mission.

Le contrat sous forme temporaire à temps partiel doit également prévoir :

- les modalités de décompte de la durée du travail,

- sa durée minimale pendant les jours travaillés,

- les conditions et délais dans lesquels les horaires de travail de la mission sont notifiés par écrit au salarié.



Suspension et rupture du contrat


Le salarié peut suspendre son contrat, lorsqu'il est à durée déterminée ou sous la forme d'un contrat temporaire, en vue d'effectuer une période d'essai susceptible de conduire à une embauche pour une durée indéterminée ou pour une durée déterminée au moins égale à 6 mois. En cas d'embauche à l'issue de cette période d'essai, le contrat CI-RMA est rompu sans préavis.

Lorsque le contrat est interrompu pour toute autre raison qu'une embauche ou qu'il n'est pas renouvelé, et que le salarié n'exerce pas d'activité professionnelle rémunérée, le versement de l'allocation dont il bénéficiait avant la conclusion de son contrat est maintenue ou rétablie.
 
Rémunération du CI-RMA
 
Principe

Le salarié perçoit un revenu minimum d'activité (RMA) dont le montant doit être au moins égal au SMIC horaire (soit 8,71 EUR au 1er juillet 2008) multiplié par le nombre d'heures travaillées.

Ce revenu est directement versé par l'employeur.

Il est composé :

- d'une aide du débiteur de l'allocation versée à l'employeur pendant la durée de la convention, fixée forfaitairement au montant mensuel du RMI pour une personne isolée (soit 454,63 EUR au 1er janvier 2009),

- d'une partie du salaire restant à la charge effective de l'employeur égale à la différence entre le montant de l'aide du département et le salaire à payer.



Articulation entre le CI-RMA et les autres allocations


Pendant la durée du CI-RMA, le salarié bénéficiaire du revenu minimum d'insertion (RMI), de l'allocation de parent isolé (API) ou de l'allocation de solidarité spécifique (ASS) continue à bénéficier de son versement, diminué de l'aide de 454,63 EUR versée par le débiteur de l'allocation.
 
Formation des salariés par le biais d'un CI-RMA
 

CI-RMA et formation 

Le département peut prendre en charge tout ou partie du coût afférent aux embauches et tout ou partie des frais engagés pour dispenser au salarié, pendant la durée de son temps de travail, une formation. Mais ce dispositif est réservé aux bénéficiaires du RMI. 

Autres aspects 

La convention prévoit des actions et fixe des objectifs en matière d'orientation professionnelle, de tutorat, de suivi individualisé, d'accompagnement dans l'emploi, de formation professionnelle et de validation des acquis de l'expérience et précise les conditions de leur mise en oeuvre par l'employeur. 

 

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Dégrèvement total de la taxe d'habitation
 
Dégrèvement total de la taxe d'habitation
 
Principe

Les bénéficiaires du revenu minimum d'insertion (RMI), au 1er janvier de l'année d'imposition ou qui le deviennent avant la date limite de paiement de la taxe d'habitation, sont dégrevés (dispensés) d'office de la totalité de la taxe d'habitation pour leur habitation principale, sous certaines conditions.


Conditions relatives à l'occupation du logement

La personne doit, au 1er janvier de l'année d'imposition, occuper son habitation principale :
- soit seule ou avec son conjoint,
- soit avec des personnes à sa charge pour le calcul de l'impôt sur le revenu,
- soit avec des personnes titulaires de l'allocation supplémentaire (ancienne allocation du fonds national de solidarité),
- soit avec des personnes dont le revenu fiscal de référence de l'année précédente n'excède pas certaines limites (pour la taxe d'habitation 2009, son montant est fixé en métropole à 9 837 EUR pour la 1ère part du quotient familial, majoré de 2 627 EUR pour chaque demi-part supplémentaire).

La majoration pour demi-part est divisée par 2 en cas de quart de part pour les enfants en résidence alternée.

Maintien de l'exonération

Le dégrèvement total est maintenu l'année qui suit celle où le redevable a cessé d'être bénéficiaire du RMI.
Par exemple, la personne qui a cessé de bénéficier du RMI en 2008 sera encore dispensée d'office du paiement de sa taxe d'habitation de 2009.


 

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Revenu minimum d'insertion (RMI) sur 

 

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