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Rmi
REVENU
MINIMUM D'INSERTION: RMI
Sommaire
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Allocation de
revenu minimum d'insertion |
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Bénéficiaires du
RMI |
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Principe :
Peut bénéficier du RMI toute personne :
- résidant en France,
- âgée d'au moins 25 ans,
- âgée de moins de 25 ans à condition d'attendre un
enfant ou d'assumer la charge d'un ou de plusieurs
enfants,
- dont les ressources sont inférieures au montant du
RMI,
- concluant un contrat d'insertion.
A noter : ces conditions sont également valables pour
les ressortissants des États membres de l'Union
européenne et de l'espace économique européen, sous
réserve de disposer d'un droit au séjour.
Cas des ressortissants étrangers hors espace économique
européen:
Ils doivent être en possession :
- soit d'une carte de séjour temporaire à validité
professionnelle justifiant d'au moins 5 ans de résidence
régulière en France,
- soit d'une carte de séjour temporaire avec mention
"vie privée et familiale" justifiant d'au moins 5 ans de
résidence régulière en France,
- soit d'une carte de résident,
> pour les ressortissants algériens :
- soit d'un certificat de résidence de ressortissant
algérien de 10 ans,
- soit d'un certificat d'une durée d'un an à validité
professionnelle justifiant d'au moins 5 ans de résidence
régulière en France.
> pour les réfugiés :
- soit un certificat de réfugié,
- soit un récépissé de demande de titre de séjour valant
autorisation de séjour portant la mention "reconnu
réfugié" d'une durée de 6 mois,
- soit un récépissé portant la mention "reconnu réfugié"
d'une durée supérieure à 3 mois.
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Montant du RMI |
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Montant maximum
de l'allocation depuis le 1er janvier 2009 : |
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Nombre d'enfants |
Personne seule |
En couple |
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0 |
454,63 EUR |
681,95 EUR |
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1 |
681,95 EUR |
818,34 EUR |
|
2 |
818,34 EUR |
954,72 EUR |
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Par enfant supplémentaire |
+
181,85 EUR |
+
181,85 EUR |
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Détermination et
versement du RMI |
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Ressources prises en compte
pour le calcul du RMI : |
-
les
indemnités journalières en espèces de sécurité sociale
pour maladie, accident de travail,
-
les
allocations de chômage,
-
les
retraites, pensions et rentes,
-
les
prestations familiales,
-
l'allocation aux adultes handicapés,
-
les
revenus issus de biens mobiliers et immobiliers et de
capitaux,
-
et,
pour une valeur forfaitaire, les revenus d'activité ou
de stages.
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Ressources non prises en compte
: |
Les
ressources non prises en compte sont, notamment :
-
l'allocation pour jeune enfant due pendant la période
de grossesse et jusqu'au mois de naissance de l'enfant
inclus,
-
les
allocations de rentrée scolaire et d'éducation
spéciale,
-
l'aide à la reprise d'activité des femmes,
-
les
remboursements des soins,
-
les
bourses d'études scolaires.
-
les
indemnités en nature pour maladie, accident du
travail,
-
le
capital décès versé pour un proche par la sécurité
sociale,
-
la
majoration pour âge des allocations familiales,
-
la
prime de retour à l'emploi,
-
la
prime exceptionnelle de retour à l'emploi,
-
la
prime forfaitaire mensuelle.
Attention ! Les ressources prises en compte pour
déterminer le montant du RMI sont les propres ressources
de l'intéressé, celles de son conjoint, de son concubin
et des personnes à sa charge.
Sont
considérées comme personnes à charge :
-
les
enfants ouvrant droit aux prestations familiales,
-
les
autres personnes de moins de 25 ans à la charge
effective et continue du bénéficiaire du RMI
(conjoint, concubin, parent jusqu'au 4e degré
inclus).
L'intéressé touche la différence entre le montant du RMI
et ses ressources mensuelles. Les aides et secours
financiers ponctuels ne sont pas pris en compte. Seule
une partie de l'allocation logement à caractère
familial, de l'allocation logement à caractère social et
de l'aide personnalisée au logement est prise en
compte. Si l'intéressé est logé gratuitement, le montant
du RMI sera réduit d'un montant forfaitaire de :
-
54,56 EUR pour une personne seule,
-
109,11 EUR pour 2 personnes,
-
135,03 EUR pour 3 personnes ou plus.
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Évaluation des éléments de
train de vie |
Lorsque l'organisme local de sécurité sociale constate,
à l'occasion de l'instruction d'une demande ou lors d'un
contrôle, une disproportion marquée entre le train de
vie du demandeur ou du bénéficiaire du RMI et les
ressources qu'il déclare, une évaluation forfaitaire des
éléments de train de vie est effectuée.
Cette
évaluation forfaitaire est prise en compte pour la
détermination du droit au bénéfice du RMI.
Les
éléments de train de vie à prendre en compte comprennent
notamment le patrimoine mobilier et immobilier dont le
demandeur ou le bénéficiaire du RMI a disposé au cours
de la période de référence correspondant à la
déclaration de ses ressources, que ce soit en France ou
à l'étranger.
Lorsqu'une procédure d'évaluation est engagée, le
demandeur ou le bénéficiaire reçoit une lettre
recommandée avec accusé de réception précisant
l'ensemble des informations relatives à cette procédure.
Il doit y répondre dans les 30 jours sous peine de
suspension du délai d'instruction de la demande ou du
versement du RMI.
Lorsque l'évaluation constate une disproportion entre
les ressources déclarées et les éléments de train de
vie, ceux-ci sont pris en compte pour déterminer le
droit au bénéfice du RMI. Cette disproportion est
constatée si le montant du train de vie dépasse une
somme composée :
-
de
la moitié du montant annuel du RMI,
-
des
ressources non prises en compte pour le calcul du RMI
dont bénéficie le demandeur ou le bénéficiaire du RMI
durant la période référence,
-
du
montant de l'aide personnalisée au logement dont
bénéficie le demandeur ou le bénéficiaire du RMI
durant la période de référence,
-
de
la prime forfaitaire mensuelle prévue lorsque le
bénéficiaire du RMI reprend une activité
professionnelle.
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Modalités de versement de
l'allocation |
Le
calcul des ressources est révisé périodiquement pour
établir le montant de l'allocation. L'allocation est due
à compter du premier jour du mois civil au cours duquel
l'intéressé a déposé sa demande. Elle est d'abord
attribuée pour 3 mois, puis est versée au bénéficiaire
pour une période de 3 mois à un an au vu du contrat
d'insertion signé. Le versement est assuré par la caisse
d'allocations familiales du bénéficiaire. Le versement
de l'allocation cesse le premier jour du mois qui suit
celui où les ressources dépassent le RMI. En cas de
décès de l'allocataire, l'allocation cesse au premier
jour du mois civil qui suit le décès. L'allocation peut
être suspendue si son bénéficiaire ne respecte pas les
engagements signés dans son contrat d'insertion. La
décision est prise après avis de la commission
d'insertion et doit être motivée.
A
noter : L'allocataire bénéficie de la sécurité sociale
et de l'allocation de logement à caractère social.
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Comment faire la
demande ? |
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S'adresser :
-
au
centre communal (CCAS) ou intercommunal d'action
sociale de sa mairie,
-
ou
au service départemental d'action sociale.
Le
demandeur doit se procurer et remplir le formulaire de
demande de revenu minimum d'insertion (RMI), Cerfa
n°12325*02 . Il doit, selon sa situation, fournir des
pièces complémentaires, originaux et/ou photocopies
lisibles, notamment :
-
s'il est domicilié auprès d'un organisme agréé,
l'attestation de l'organisme,
-
s'il est travailleur saisonnier, la déclaration de
revenus de l'année civile précédant la demande,
-
s'il touche une pension de vieillesse, d'invalidité ou
une rente d'accident du travail, la dernière
attestation de paiement...
|
Où s'adresser pour
toute information ?
-
à
l'assistance sociale du secteur dont dépend le
domicile de l'intéressé,
-
à
une association ou à un organisme agréé par le préfet
(foyer d'hébergement, foyer de travailleurs migrants,
association caritative).
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Cumul avec
des revenus d'activité |
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Cumul
avec des revenus d'activité |
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Il
est possible de cumuler l'allocation de RMI avec les
revenus tirés d'une activité professionnelle (salariée
ou non salariée) ou d'une formation rémunérée pendant
une durée de 12 mois. Ce cumul est intégral au cours des
3 premiers mois qui suivent la reprise d'activité ou le
début de la formation.
Du
4ème au 12ème mois qui suivent la reprise d'activité ou
le début de la formation, le montant de l'allocation
varie en fonction de la durée de l'activité ou de la
formation :
-
lorsqu'elle est de 78 heures minimum par mois, le
montant du RMI perçu par l'allocataire est diminué de
la totalité du salaire,
-
lorsqu'elle est inférieure à 78 heures par mois, le
montant du RMI perçu par l'allocataire est diminué de
la moitié du salaire.
A noter : les bénéficiaires du RMI qui reprennent une
activité professionnelle ou une formation peuvent
également percevoir une prime de retour à l'emploi ou
une prime forfaitaire de retour à l'emploi.
Si la
durée de l'activité professionnelle ou de la formation
est inférieure à 750 heures au terme des 12 mois, et
si le parcours d'insertion le nécessite, le président du
conseil général peut décider de prolonger le versement
de la moitié du RMI jusqu'à ce que l'allocataire
atteigne le plafond des 750 heures.
Dès
lors que ce plafond est atteint, le RMI cesse d'être
versé à partir du premier du mois suivant.
|
Cessation et reprise
d'activité |
En
cas de cessation puis de reprise d'activité,
l'allocataire peut de nouveau bénéficier d'un autre
cycle complet (cumul total pendant 3 mois puis cumul
partiel pendant les 9 mois suivants).
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Contrat
d'insertion |
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Contrat
d'insertion |
|
Toute
personne ayant fait une demande d'allocation de RMI doit
conclure un contrat d'insertion. Le contrat d'insertion
est un engagement réciproque passé entre l'intéressé et
le président du conseil général, qui doit lui donner les
moyens de participer à une action d'insertion.
|
Le projet d'insertion peut
comprendre : |
-
des
actions pouvant améliorer sa vie quotidienne (mieux
gérer son budget, se soigner, se loger),
-
des
stages de formation (contrat d'orientation, actions
d'insertion et de formation du FNE),
-
une
activité professionnelle adaptée (contrat de retour à
l'emploi, activité d'intérêt général dans une
association ou une administration).
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Durée du contrat d'insertion |
Le
contrat est établi dans les trois mois qui suivent la
mise en paiement de l'allocation de RMI, pour une
période de trois mois à un an.
Si l'intéressé a besoin de plus d'un an pour
réaliser son projet d'insertion, il doit le préciser
dans son contrat. Toutefois, il établira le calendrier
de ses démarches et activités d'insertion pour une
période de 12 mois maximum.
Un
référent (une personne ou un organisme désigné par le
conseil général) mentionné dans son contrat suit la
mise en oeuvre de son projet d'insertion et l'aide à
faire ses démarches.
|
Le contrat peut être révisé à
la demande de : |
Pour
toute information, s'adresser à l'organisme auprès
duquel la demande de RMI et le contrat d'insertion ont
été déposés.
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Contrat
insertion-revenu minimum d'activité |
Mise
en place du revenu de solidarité active (RSA)
La loi n° 2008-1249 du 1er décembre 2008 généralise le
revenu de solidaritré active (RSA), cette nouvelle
prestation a vocation à remplacer le revenu minimum
d'insertion (RMI), l'allocation de parent isolé (API) et
différents dispositifs d'incitation à la reprise
d'activité à compter du 1er juin 2009.
Cette loi modifie également certains contrats aidés en
créant un type unique de contrat d'insertion en lieu et
place des du contrat insertion-revenu minimum d'activité
(CI-RMA) et du contrat d'avenir.
L'ensemble des fiches concernées seront mises à jour
dans les prochaines semaines.
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Définition
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Le
contrat insertion-revenu minimum d'activité (CI-RMA) est
destiné à faciliter l'insertion sociale et
professionnelle des personnes bénéficiaires du revenu
minimum d'insertion (RMI), de l'allocation de parent
isolé (API), de l'allocation de solidarité spécifique
(ASS) ou de l'allocation aux adultes handicapés (AAH)
qui rencontrent des difficultés particulières d'accès à
l'emploi.
Pour
les bénéficiaires du RMI, ce contrat peut tenir lieu de
contrat d'insertion. |
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Bénéficiaires du
CI-RMA
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Ce
contrat est réservé aux bénéficiaires du revenu minimum
d'insertion (RMI), de l'allocation de solidarité
spécifique (ASS), de l'allocation de parent isolé (API)
ou de l'allocation pour adulte handicapé (AAH).
Un
cumul au minimum de 6 mois de droits à une ou plusieurs
de ces allocations est nécessaire au cours des 12
derniers mois pour bénéficier du contrat
insertion-revenu minimum d'activité (CI-RMA).
Lorsqu'elles ne remplissent pas la condition de cumul de
6 mois, les personnes qui bénéficient d'un aménagement
de peine et celles précédemment détenues, prévenues ou
condamnées, peuvent néanmoins bénéficier d'un CI-RMA.
Lorsque la personne a droit simultanément à plusieurs
allocations, le contrat est signé avec elle en tant que
:
-
bénéficiaire de l'ASS si elle est également
bénéficiaire de l'AAH, de l'API ou du RMI,
-
bénéficiaire de l'AAH si elle est également
bénéficiaire de l'API ou du RMI,
-
bénéficiaire de l'API si elle est également
bénéficiaire du RMI.
Sont
concernés les employeurs du secteur marchand. Il s'agit
notamment :
-
des
employeurs tenus d'affilier leurs salariés à
l'assurance chômage,
-
des
établissements publics industriels et commerciaux de
l'Etat et des collectivités locales,
-
des
sociétés d'économie mixte dans lesquelles les
collectivités territoriales ont une participation
majoritaire,
-
des
chambres de métiers,
-
des
services à caractère industriel et commercial gérés
par les chambres de commerce et d'industrie,
-
des
chambres d'agriculture et des établissements et
services d'utilité agricole de ces chambres,
-
des
employeurs de pêche maritime.
En
revanche, sont exclus les particuliers employeurs.
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Convention liée au CI-RMA |
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Convention entre l'employeur et
les pouvoirs publics |
Avant
d'embaucher un salarié en CI-RMA, l'employeur doit
conclure avec le président du conseil général (pour les
allocataires du RMI) ou Pôle emploi - ANPE (pour les
titulaires de l'API, de l'ASS ou de l'AAH) une
convention déterminant les conditions de mise en oeuvre
du projet d'insertion professionnelle du salarié dans le
cadre de son parcours d'insertion.
La
convention est conclue pour une durée initiale minimale
de 6 mois (ou de 3 mois pour les personnes bénéficiant
d'un aménagement de peine) renouvelable pour au moins 3
mois.
La
convention, renouvellement inclus, ne peut excéder 18
mois.
En
cas de rupture du CI-RMA avant le terme initialement
fixé, la convention est résiliée de plein droit.
Une
copie de la convention est remise au bénéficiaire du
CI-RMA.
|
Conditions de conclusion de la
convention |
L'employeur ne peut conclure une telle convention que :
-
s'il n'a pas procédé à un licenciement pour motif
économique dans les 6 mois précédant la date d'effet
du CI-RMA,
-
et
si l'embauche ne résulte pas du licenciement d'un
salarié sous contrat à durée indéterminée,
-
et
s'il est à jour du versement de ses cotisations et
contributions sociales.
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Nature du CI-RMA
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Principe |
Le contrat insertion-revenu minimum d'activité est un
contrat de travail écrit à durée déterminée ou
indéterminée, à temps partiel ou temps plein.
La durée de travail hebdomadaire minimale est de 20
heures.
Lorsque le contrat est conclu pour une durée déterminée
:
- sa durée initiale est de 6 mois, et peut être
renouvelé deux fois, sous réserve du renouvellement de
la convention entre l'employeur et les pouvoirs publics,
- la durée de chaque renouvellement est au minimum de 3
mois,
- il est conclu pour une période de 18 mois maximum,
renouvellements inclus,
- la période d'essai est d'un mois, sauf si une clause
du contrat prévoit une durée inférieure.
Contrat temporaire
Le CI-RMA peut également revêtir la forme d'un contrat
de travail temporaire.
Lorsqu'il revêt la forme d'un contrat de travail
temporaire à temps partiel, la durée de travail
hebdomadaire peut varier sur tout ou partie de la durée
du contrat sous réserve que la durée hebdomadaire de
travail :
- n'excède pas d'un tiers la durée mentionnée au contrat
et reste inférieure à 35 heures par semaine,
- ne soit pas inférieure de plus d'un tiers à celle
mentionnée au contrat,
- n'excède pas, en moyenne, la durée mentionnée au
contrat sur la durée du contrat.
Exemple : Une personne est embauchée pendant 12 mois,
pour une durée hebdomadaire moyenne de 24 heures. Selon
les semaines, cette personne pourra travailler 16 heures
minimum (soit un tiers de moins que la durée moyenne de
24 heures) ou 32 heures maximum (un tiers de plus), mais
le nombre total d'heures travaillées devra, à la fin du
contrat, respecter la durée moyenne de 24 heures fixée à
l'origine.
Dès lors, le programme indicatif de la répartition de la
durée du travail doit être communiqué par écrit au
salarié une semaine au moins avant le début de la
mission.
Le contrat sous forme temporaire à temps partiel doit
également prévoir :
- les modalités de décompte de la durée du travail,
- sa durée minimale pendant les jours travaillés,
- les conditions et délais dans lesquels les horaires de
travail de la mission sont notifiés par écrit au
salarié.
Suspension et rupture du contrat
Le salarié peut suspendre son contrat, lorsqu'il est à
durée déterminée ou sous la forme d'un contrat
temporaire, en vue d'effectuer une période d'essai
susceptible de conduire à une embauche pour une durée
indéterminée ou pour une durée déterminée au moins égale
à 6 mois. En cas d'embauche à l'issue de cette période
d'essai, le contrat CI-RMA est rompu sans préavis.
Lorsque le contrat est interrompu pour toute autre
raison qu'une embauche ou qu'il n'est pas renouvelé, et
que le salarié n'exerce pas d'activité professionnelle
rémunérée, le versement de l'allocation dont il
bénéficiait avant la conclusion de son contrat est
maintenue ou rétablie. |
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Rémunération du CI-RMA |
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Principe |
Le salarié perçoit un revenu minimum d'activité (RMA)
dont le montant doit être au moins égal au SMIC horaire
(soit 8,71 EUR au 1er juillet 2008) multiplié par le
nombre d'heures travaillées.
Ce revenu est directement versé par l'employeur.
Il est composé :
- d'une aide du débiteur de l'allocation versée à
l'employeur pendant la durée de la convention, fixée
forfaitairement au montant mensuel du RMI pour une
personne isolée (soit 454,63 EUR au 1er janvier 2009),
- d'une partie du salaire restant à la charge effective
de l'employeur égale à la différence entre le montant de
l'aide du département et le salaire à payer.
Articulation entre le CI-RMA et les autres allocations
Pendant la durée du CI-RMA, le salarié bénéficiaire du
revenu minimum d'insertion (RMI), de l'allocation de
parent isolé (API) ou de l'allocation de solidarité
spécifique (ASS) continue à bénéficier de son versement,
diminué de l'aide de 454,63 EUR versée par le débiteur
de l'allocation. |
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Formation des salariés par le biais d'un CI-RMA
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Le
département peut prendre en charge tout ou partie du
coût afférent aux embauches et tout ou partie des frais
engagés pour dispenser au salarié, pendant la durée de
son temps de travail, une formation. Mais ce dispositif
est réservé aux bénéficiaires du RMI.
La
convention prévoit des actions et fixe des objectifs en
matière d'orientation professionnelle, de tutorat, de
suivi individualisé, d'accompagnement dans l'emploi, de
formation professionnelle et de validation des acquis de
l'expérience et précise les conditions de leur mise en
oeuvre par l'employeur. |
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Dégrèvement
total de la taxe d'habitation |
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Dégrèvement total
de la taxe d'habitation |
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Principe
Les bénéficiaires du revenu minimum d'insertion (RMI),
au 1er janvier de l'année d'imposition ou qui le
deviennent avant la date limite de paiement de la taxe
d'habitation, sont dégrevés (dispensés) d'office de la
totalité de la taxe d'habitation pour leur habitation
principale, sous certaines conditions.
Conditions relatives à l'occupation du logement
La personne doit, au 1er janvier de l'année
d'imposition, occuper son habitation principale :
- soit seule ou avec son conjoint,
- soit avec des personnes à sa charge pour le calcul de
l'impôt sur le revenu,
- soit avec des personnes titulaires de l'allocation
supplémentaire (ancienne allocation du fonds national de
solidarité),
- soit avec des personnes dont le revenu fiscal de
référence de l'année précédente n'excède pas certaines
limites (pour la taxe d'habitation 2009, son montant est
fixé en métropole à 9 837 EUR pour la 1ère part du
quotient familial, majoré de 2 627 EUR pour chaque
demi-part supplémentaire).
La majoration pour demi-part est divisée par 2 en cas de
quart de part pour les enfants en résidence alternée.
Maintien de l'exonération
Le dégrèvement total est maintenu l'année qui suit celle
où le redevable a cessé d'être bénéficiaire du RMI.
Par exemple, la personne qui a cessé de bénéficier du
RMI en 2008 sera encore dispensée d'office du paiement
de sa taxe d'habitation de 2009.
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Revenu minimum
d'insertion (RMI)
sur

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