URGENCE ASIE

Discussion Libre: Actualité/Société

URGENCE ASIE

Messagede cassandralr » Jeu Déc 30, 2004 5:03 pm

URGENCE ASIE


Retrouvez ci-dessous les numéros de téléphone d'urgence et les coordonnées des associations d'aide aux victimes:






LES NUMEROS D'URGENCE :

- Quai d'Orsay : 0800 174 174
- Club Mediterranée : 0810 810 810
- Nouvelles Frontières et TUI : 01 45 16 77 79
- Accor / Sofitel : à Paris : 01 45 38 84 84 ou 01 45 38 84 83 ou 01 45 38 84 76. A Bangkok : 00 662 237 60 64.
- FRAM : 05 62 15 17 83
- Kuoni : 01 45 61 87 70
- Jet Tours : 0820 042 032

SOLIDARITE :

Les associations se mobilisent pour venir en aide aux victimes du raz de marée.

LA CROIX ROUGE FRANCAISE "Séisme Asie"
BP 100
75008 Paris
ou sur le site de la Croix Rouge.

FONDATION DE FRANCE
service donateurs
40, avenue Hoche
75008 Paris
ou sur le site de la Fondation de France.

LE SECOURS CATHOLIQUE-CARITAS FRANCE
BP 455
75007 Paris
ou sur le site du Secours Catholique.

LE SECOURS ISLAMIQUE FRANCAIS
compte postal CCP 29 19 D Paris
ou sur le site du secours islamique.

L'UNICEF
"urgence séisme Asie du sud"
BP 600
75006 Paris
ou sur le site de l'Unicef.

LE COMITE CATHOLIQUE CONTRE LA FAIM ET POUR LE DEVELOPPEMENT (CCFD)
4, rue Jean Lantier
75001 Paris
chèques à l'ordre de CCFD "urgence Asie" virements CCP 46 00 F – Paris
ou sur le site du CCFD.

LE SECOURS POPULAIRE FRANCAIS
BP 3303
75123 Paris Cedex 3
ou sur le site du Secours populaire.

ACTION CONTRE LA FAIM
4, rue Niepce
75014 Paris
ou sur le site d'Action contre la faim.

MEDECINS DU MONDE
62, rue Marcadet
75018 Paris
ou sur le site de Medecins du monde.

MEDECINS SANS FRONTIERES
Service donateurs
8, rue Saint Sabin
75011 Paris
ou sur le site de Medecins sans frontières.

OEUVRES HOSPITALIERES FRANCAISES DE L'ORDRE DE MALTE
92, rue de Ranelagh
75016 Paris
ou sur le site de l'Ordre de Malte.

AIDE MEDICALE INTERNATIONALE
" Asie du Sud "
119, rue des Amandiers
75020 Paris
ou sur le site de l'AMI.



Source: France Inter


AVIS AUX ASSOCIATIONS

Le Quai d'Orsay appelle les ONG, les entreprises et les collectivités territoriales françaises à "signaler leurs dons et opérations humanitaires" en Asie du sud afin de mieux coordoner leurs efforts, a déclaré vendredi son porte-parole Hervé Ladsous.

Numéros : 01 53 59 11 20 (téléphone) ou 01 53 59 11 12 (télécopie)
Mail : astreinte.dah@diplomatie.gouv.fr.
Dernière édition par cassandralr le Ven Fév 04, 2005 6:17 pm, édité 1 fois.
cassandralr
 

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TSUNAMI : VOS DONS SERVIRONT À REMBOURSER LEUR DETTE

Messagede e_r_i_c » Ven Jan 28, 2005 10:29 am

Bonjour,

Source : COMITE POUR L'ANNULATION DE LA DETTE DU TIERS MONDE

TSUNAMI : VOS DONS SERVIRONT À REMBOURSER LEUR DETTE SAUF SI...

par Eric Toussaint , par Damien Millet


Depuis le séisme du 26 décembre au large de l’Indonésie, beaucoup de chiffres ont fait les grands titres de l’actualité, irrémédiablement à la hausse : nombre de victimes, coût des dégâts constatés, aide internationale... Les rencontres entre grandes puissances se succèdent : conférence de Jakarta, réunion du G8, session du Club de Paris... Prenons le temps de commenter quelques faits et chiffres méconnus qu’il faut placer au cœur du débat.

Onze pays ont été touchés : Indonésie, Sri Lanka, Inde, Thaïlande, Somalie, Maldives, Malaisie, Birmanie, Tanzanie, Bangladesh et Kenya. Cet ensemble est très hétérogène, puisqu’il regroupe des pays asiatiques et des pays africains, des pays économiquement émergents et des pays très pauvres, des pays remboursant des sommes colossales et d’autres en état de cessation de paiement. Pour autant, la nature n’a pas choisi et il serait particulièrement indécent de distinguer parmi ces pays pour accorder aux uns ce que l’on refuserait aux autres.

A la fin 2003, la dette extérieure de ces onze pays s’élevait à 406 milliards de dollars. Leurs performances économiques étant fort diverses, leurs créanciers le sont aussi. Les pays prometteurs, comme l’Inde ou la Thaïlande, ont une dette essentiellement d’origine privée, contractée notamment sur les marchés financiers ou auprès de grandes banques. Les pays pauvres, comme le Sri Lanka ou le Bangladesh, ont une dette essentiellement multilatérale, détenue par la Banque mondiale, des banques régionales de développement ou le FMI. Des pays plus isolés au niveau international, comme la Somalie, ont une dette principalement bilatérale, contractée envers des pays riches. Tous les grands créanciers sont concernés par la recherche d’une solution prenant en compte l’intérêt des peuples touchés.

En 2003, ces onze pays ont remboursé 68 milliards de dollars à leurs créanciers étrangers, contre 60 milliards l’année précédente. Cette année-là, leurs pouvoirs publics ont remboursé 38 milliards de dollars à eux seuls. La ponction est énorme : entre 1980 et 2003, les remboursements ont représenté onze fois leur dette de 1980, alors que dans le même temps, cette dette a été multipliée par cinq .

L’aide internationale promise est estimée à 6 milliards de dollars, dont 4 par des institutions officielles. Loin de vouloir dissuader cet élan de générosité, qui soulage la bonne conscience du donateur bien avant les souffrances des victimes, il est urgent de noter que ces onze pays remboursent chaque année six fois plus. Derrière la générosité médiatisée à outrance, même quand elle est sincère, demeure donc un mécanisme très subtil qui aspire les richesses des populations du Sud vers leurs riches créanciers. Puisse la tragédie de décembre servir à mettre en lumière cette autre tragédie, dépassant largement le cadre de ces onze pays sinistrés : la dette. A cause d’elle, et avec la complicité des classes dirigeantes locales qui ont un intérêt personnel dans l’endettement de leurs pays, des Etats n’assurent pas à leurs peuples la satisfaction des besoins fondamentaux, la misère et la corruption se répandent, la souveraineté politique et économique de dizaines de pays devient une expression vide de sens, les ressources naturelles sont pillées ou bradées à de puissantes multinationales, les cultures d’exportations sont imposées au détriment des cultures vivrières. Il s’agit d’un centre nerveux particulièrement vigoureux d’un modèle économique prédateur et oppressif.

Quel créancier oserait déclarer publiquement qu’il va continuer à attendre des remboursements de pays sinistrés à ce point ? Cependant, aucun n’y a définitivement renoncé. La réunion du Club de Paris, fort tardive du reste (17 jours après le séisme) et regroupant 19 pays riches, ne doit pas faire illusion : les créanciers sont prêts à suspendre les paiements, sans annulation significative de dette, pour mieux imposer une conditionnalité stricte qui sera assurée par le FMI. Pourtant, ce même FMI s’est déjà distingué lors de la crise de 1997-1998 par des remèdes pires que le mal.

En son âme et conscience, tout créancier peut décider de renoncer à ses créances. Là, tout de suite. Cela s’est déjà produit dans les dernières années pour des raisons géostratégiques. Des centaines de mouvements sociaux présents dans cette région, notamment les réseaux CADTM et Jubilé Sud, ont appelé à l’annulation, montrant la solidarité objective qui existe entre tous ceux qui subissent la tyrannie de la dette. Un moratoire ou une simple réduction ne peuvent être tolérés. Seule l’annulation totale et inconditionnelle de la dette extérieure publique des pays touchés, avec contrôle des sommes libérées par les population locales, est une réponse à la mesure du désastre provoqué par les tsunamis. Sinon, vos dons serviront juste, tôt ou tard, aux pays dévastés à rembourser une dette devenue immorale.

Par Damien Millet & Eric Toussaint
Respectivement président du CADTM France et président du CADTM Belgique (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde). Ils sont auteurs du livre "50 questions 50 réponses sur la dette, le FMI et la Banque mondiale", éd. Syllepse/CADTM, 2003.
e_r_i_c
 


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