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Messagede jean marie » Jeu Jan 18, 2007 7:26 pm

27.000 places pour les SDF, comment se fait-il qu'il n'y en avait pas il y a quelques jours auparavant??
jean marie
 

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Pas le droit de distribuer la bouffe aux SDF ?

Messagede lumiere » Mer Jan 24, 2007 4:30 pm

Pas de reponse? Parce que auparavant l'association des enfants de Don Quichotte n'existait pas ... Zorro est arrive sans se presser creer en novembre 2007 dans le loiret journal officiel en decembre aucun statut visible sur leur site :roll:

Communiqué FOOD NOT BOMBS : Distribution de bouffe Quai de Jemmapes le 14/01/07
écrit le 22/01/07 à 16:35:08 par foodnotbombs
IMC Grenoble - Indymedia

http://grenoble.indymedia.org/index.php ... =1&id=4482

Communiqué FOOD NOT BOMBS : Distribution de bouffe Quai de Jemmapes le 14/01/07
écrit le 22/01/07 à 16:35:08 par foodnotbombs
Cet article a été accepté par 2 modérateureuses.
Une fois terminée la distribution habituelle à la Gare du Nord et considérant qu’il restait encore de la nourriture, le collectif FNB a pensé à rendre visite aux habitantEs du camp des Enfants de Don Quichotte, installé au niveau du quai de Jemmapes.
Les tables furent installées sur le trottoir contre le mur, et les gamelles de légumes (tendrement cuisinés) y furent déposées. Cela s’avèrera poser problème pour des raisons complètement obscures au départ.
Nous avons commencé à distribuer ces repas chauds aux SDF.
Très rapidement, un dénommé Jean-Baptiste (qui se présentera tout d’abord comme « le frère d'Augustin », pour ensuite se déclarer « chef » ou encore « responsable de tout ce bordel ») est venu interpeller certains d’entre nous, cherchant vainement le « responsable » du FNB. C’était perdu d’avance...
Au fur et à mesure que le temps passait et que les discussions avançaient – et que nous continuions en même temps la distribution, le ton changea. Il était clair que -le dit- Jean-Baptiste était loin d’être content de notre présence, ce qui au regard de notre action sur place peut surprendre.
Il nous reprochera d'abord de ne pas avoir demandé son autorisation, pour finalement s’énerver au nom de la défense des riverains. On bloquait la voie, parait-il.
Est-ce que nos différends valaient l’intervention des gros bras musclés et particulièrement haineux du dénommé « service d'ordre » -certains munis de barres en fer ? Outre les remarques homophobes, insultes et menaces, on nous a qualifié de « sales gauchistes ». Un SDF qui nous soutenait ouvertement, s'est fait menacé de mort à plusieurs reprises par ce même service d'ordre, soi-disant chargé de la sécurité des gens du campement.
Durant les deux heures de présence, une soixantaine de repas furent servis et beaucoup d’échanges sympathiques avec les SDF. Eux semblaient plutôt contents de nous voir, de manger un repas chaud (végétalien et plein de vitamines) en plein mois de Janvier, alors que la Chorba ne peut venir que le soir, et que beaucoup avaient faim.

Derrière nos échanges houleux avec le « responsable » des Enfants de Don Quichotte et son service d'ordre, sont posées des questions politiques.
Le « camp » des Enfants de Don Quichotte est géré par des leaders désignés (la famille LEGRAND), appuyés par des vigiles : à moitié SDF, à moitié issus d'entreprises privées.
Cette autorité est renforcée par des traitements différents entre les habitants du campement et l’impossibilité pour certains d’exprimer leur désaccord avec les choix imposés.

Notre idée de l'organisation est toute autre. Notre collectif est basé sur la participation de touTEs aux décisions ainsi qu'à la pratique.
C'est pourquoi nous ne reviendrons pas, malgré l'invitation polie finalement exprimée par « Jean-Baptiste ». En effet, leur idée de la gestion est clairement aux antipodes de notre vision de l'autogestion et de l'autonomie d'une lutte.


Posté le: Mer Jan 24, 2007 3:01 pm Sujet du message: COMMUNIQUE DE PRESSE STRASBOURG DU 24/01/07

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STRASBOURG, 24 jan 2007 (AFP) - 13h55
Don Quichotte: négociations rompues avec la préfecture du Bas-Rhin

Les négociations entre la préfecture du Bas-Rhin et les représentants strasbourgeois du mouvement des Enfants de Don Quichotte ont été rompues faute d'accord sur les solutions d'hébergement, a annoncé le sous-préfet à la Ville Eric Etienne lors d'un point presse. "Malgré la main tendue par les pouvoirs publics, les négociations n'ont pu aboutir et aucun rendez-vous n'a été fixé", a déploré M. Etienne. Une évacuation par la force de la cinquantaine de tentes installées sur un quai du centre-ville n'est cependant "pas à l'ordre du jour", a-t-il précisé. Lors d'une troisième réunion mercredi depuis le début du mouvement à Strasbourg début janvier, les responsables locaux ont refusé les places d'hébergement "de stabilisation" ainsi que les places d'hôtel et le suivi individuel par des travailleurs sociaux proposés par la préfecture, selon M. Etienne. "Ils souhaitent, du jour au lendemain, intégrer un logement social immédiatement, ce qui est complètement illusoire", a-t-il estimé, précisant qu'il considérait l'association strasbourgeoise "responsable des gens qu'elle incite à dormir dehors par des températures négatives". Les pouvoirs publics ne mettront pas des toilettes à la disposition du campement, a-t-il ajouté: "Ils nous demandent des toilettes sur le trottoir, nous leur proposons des toits". Les responsables de l'association n'ont pas souhaité commenter dans l'immédiat la position de la préfecture.

http://www.lesenfantsdedonquichotte.com ... php?t=1610



question les bénévoles de l'association des enfants de don quichotte peuvent ils etre poursuivi pour non assistance en personne en danger alors que l'alerte grand froid a ete diffuse, sont-ils couverts pour ça ???

http://www.dailymotion.com/video/xs5l4_le-sarko
lumiere
 

Re: Pas le droit de distribuer la bouffe aux SDF ?

Messagede cassandralr » Ven Jan 26, 2007 1:07 pm

lumiere a écrit:question les bénévoles de l'association des enfants de don quichotte peuvent ils etre poursuivi pour non assistance en personne en danger alors que l'alerte grand froid a ete diffuse, sont-ils couverts pour ça ???


Bonjour Lumière et Bienvenue parmi nous,

Et franchement, si eux doivent être poursuivis pour non assistance en personne en danger, ben j'en connais un bon nombre qui aurait dû l'être beaucoup plus tôt et qui devrait l'être encore maintenant !!!

Juridiquement parlant pour un mouvement de cet ampleur et vu le contact direct des bénévoles avec les SDF, il faut savoir que ces bénévoles doivent être certainement couvert (assurance adhérent) par l'Association en tant qu'adhérent actif, avec une couverture (côtisation Urssaf) "accident du travail" spéciale pour les bénévoles travaillant pour ce type d'association, il en est de même pour des bénévoles dans des centres d'accueil ... Donc, ils agissent au nom de l'association.

De toute façon, cette association a:
un site http://www.lesenfantsdedonquichotte.com/v2/index.php
et un forum http://www.lesenfantsdedonquichotte.com/forum2/

à l'avenir si vous avez d'autres questions à poser à leur sujet, merci de bien vouloir le faire là-bas, au passage, n'oubliez pas d'aller signer la
Charte du Canal Saint Martin.

CHARTE DU CANAL ST MARTIN
POUR L’ACCES DE TOUS A UN LOGEMENT
Téléchargez la charte (pdf, 100Ko)

PREAMBULE

Nous, citoyens et citoyennes, refusons la situation inhumaine que vivent certains d’entre nous, sans domicile fixe. Nous voulons que soit mis fin à ce scandale, à la honte que cela représente pour un pays comme le nôtre.
La Constitution garantit le droit à la dignité, à des moyens convenables d’existence, et nous avons un devoir d’assistance à personne en danger.
Nous n’acceptons plus que les plus fragiles ou les plus pauvres soient laissés au bord de la route.
Il faut rompre avec les solutions provisoires, les logiques d’urgence qui aggravent la précarité et condamnent tant de personnes à une souffrance insupportable, et même certaines à une mort prématurée.
Nous demandons à l’Etat de mettre en place dès aujourd’hui une politique ambitieuse garantissant l’accès de tous à un vrai logement, à travers les mesures suivantes. Pour la dignité de tous.

ARTICLE 1:
OUVRIR LES STRUCTURES D’HEBERGEMENT 24H/24H, 365 JOURS PAR AN, ET HUMANISER LES CONDITIONS D’ACCUEIL.

Parce que certains centres d’hébergement sont inadaptés, parce que beaucoup de personnes sans domicile fixe refusent d’y aller, il faut humaniser les conditions d’accueil dans les foyers :

Ouverture 24H/24, 365 jours par an de tous les centres d’hébergement
Mise en place de locaux décents et à taille humaine
Accueil en chambre individuelle, ou double si désirée
Garantie de places accessibles pour les couples et les personnes ayant des chiens
Participation des personnes à la vie et l’organisation du centre
Renforcement de l’accompagnement social
Les locaux ne permettant pas de répondre à ces exigences doivent être fermés et remplacés par des structures adéquates. Le nombre de places doit être ajusté à la demande, pour que nul ne reste sans hébergement.

ARTICLE 2:
FINI LE RENVOI A LA RUE ! TOUT ACCUEIL EN HEBERGEMENT DOIT MENER A UNE SOLUTION STABLE

Le système actuel d’urgence porte atteinte à la dignité des personnes lorsqu’on les envoie d’hébergement en hébergement, pour des périodes arbitraires, de quelques jours, entrecoupées de passages à la rue. L’appel au 115 devrait être unique et entraîner un hébergement de la durée nécessaire! Les dispositifs comme l’accueil «7 nuits» du 115 à Paris doivent être abolis! On entretient ainsi l’errance, par une répétition de ruptures alors que tout être humain a besoin de stabilité et de liens durables.
Cette pratique, qui décourage et casse tant de personnes, ruine leur santé et les met en danger, doit cesser immédiatement.
La durée d’accueil dans un hébergement doit toujours être personnalisée et conduire à une solution durable et librement choisie.

ARTICLE 3 :
CREER IMMEDIATEMENT UNE OFFRE DE LOGEMENTS TEMPORAIRES :

En attendant la pleine application des articles 4,5 et 6, et parce que l’hébergement en hôtel, ou le maintien en foyer au-delà de la durée nécessaire, sont coûteux et inadaptés, il faut immédiatement mettre des logements à disposition de manière temporaire par :

la location de logements dans le parc locatif privé
l’application de la loi de réquisition
la mobilisation des logements sociaux vacants notamment ceux voués à la démolition

ARTICLE 4 :
CREER PLUS DE LOGEMENTS SOCIAUX, ACCESSIBLES AUX MENAGES LES PLUS PAUVRES

Compte tenu d’un déficit important de logements, de leur cherté, et de la saturation des hébergements temporaires, il convient de développer, plus qu’actuellement, une offre massive de logements sociaux, accessibles aux personnes et familles les plus modestes.

ARTICLE 5 :
DEVELOPPER DES FORMES ALTERNATIVES D’HABITAT

Pour certaines personnes, il convient de proposer des structures adaptées de logement, permettant de maintenir des liens sociaux et d’éviter l’isolement, tout en permettant à chacun d’avoir son propre espace personnel. Les structures de type « pension de famille » ont montré tout leur intérêt. Des projets novateurs doivent être d’avantage développés et soutenus, compte tenu de la diversité des besoins et des choix de vie (Maisons relais, auberges, auto construction, habitats semi collectifs, structures autogérées...).

ARTICLE 6 :
RENDRE LE DROIT AU LOGEMENT OPPOSABLE SUR TOUT LE TERRITOIRE

Tout citoyen ne pouvant pas se loger décemment par ses propres moyens doit pouvoir obtenir une proposition de logement, et à défaut saisir le juge.
Les pouvoirs publics doivent avoir une obligation de résultat, comme pour le droit à l’éducation et aux soins.
Il est temps de marquer une volonté politique pour prendre cette décision, et mettre en place un calendrier de mise en oeuvre.

«Si on relève toutes les personnes qui sont au plus bas, on relève tout notre peuple »

P.O, Enfant de Don Quichotte

«La lutte contre les exclusions est un impératif national fondé sur le respect de l'égale dignité de tous les êtres humains et une priorité de l'ensemble des politiques publiques de la nation. »
Art. 1.Loi no 98-657 du 29 juillet 1998 d'orientation relative à la lutte contre les exclusions

Avec le concours de membres de nombreuses associations intervenant dans les domaines du logement et de l’exclusion, qui ont bien voulu nous apporter leur expertise, et que nous remercions.

Dans l’immédiat, nous exigeons l’arrêt de toute mesure consistant à évacuer par des pressions ou la force une personne de l’abri dont elle dispose, sauf cas de danger avéré.

Les Enfants de Don Quichotte
Campement du Canal St Martin
Paris, le 25 décembre 2006


Si par contre, vous désirez créer une association loi 1901, une rubrique est dédiée pour ça sur notre forum, n'hésitez pas à aller y poser d'autres questions, vous obtiendrez toute l'aide nécessaire.

A Bientôt,
Cassandralr.
cassandralr
 


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